De la graine à l'huile...

Le colza

Mélange de variétés

On ajoute une variété précoce pour lutter contre un insecte : les méligèthes, qui, au printemps, pour se nourrir piquent les boutons floraux du colza. Cela fait avorter les fleurs et entraîne la perte des graines. Le fait d’avoir des fleurs de façon plus précoce permet à cet insecte de se nourrir plus facilement, il laisse ainsi tranquille les boutons floraux des colzas que l’on veut récolter, il devient même un pollinisateur ! 

On utilise donc du vivant pour cultiver du vivant !

On sème aussi du trèfle et des luzernes dans nos colzas, ainsi, à la récolte du colza, le sol est couvert et protégé !

L'association de plantes

On associe toujours le colza avec d’autres plantes qui, elles, sont gélives (sarrasin, féverole, tournesol…). Durant l'automne, cela permet aux insectes d'être perturbés et de trouver moins rapidement les plantes de colza par l'effet de dilution (c'est le cas des altises entre autre qui peuvent décimer un champ de colza en quelques jours). Cela permet aussi aux colzas de mieux pousser et d'atteindre plus rapidement un stade où les insectes ne lui sont plus nuisibles. Après le passage de l'hiver, les plantes compagnes associées meurent par l’effet du gel laissant en prime des éléments minéraux pour le colza dont notamment de l’azote.

Nous cultivons nos colzas sans insecticide et sans fongicide, comment est-ce possible ? Grâce à plusieurs leviers que l'on met en place :

La cameline

Agronomie

​La cameline a un cycle de croissance très court, la semer en juillet permet de couvrir les sols en été malgré le manque d’eau, mais aussi d’avoir des fleurs pour les pollinisateurs à la fin de l’été.

La cameline est peu sensible aux ravageurs et maladies, donc elle ne nécessite pas d’insecticide, ni de fongicide, peu voire pas d’engrais mais un herbicide est parfois nécessaire selon les parcelles et les conditions météo. ​

C’est une culture bas niveau d’intrants.

Récolte

Nous produisons la cameline après une orge d'hiver (en dérobé), toujours dans le même objectif : couvrir nos sols pour les protéger ! Mais cela implique une récolte tardive, il est donc nécessaire de sécher la graine après récolte. ​

Le séchage de la graine est réalisé dans notre séchoir biomasse qui fonctionne grâce aux copeaux de bois issus des haies présentes sur la ferme. C'est une manière de valoriser les infrastructures agro écologiques de la ferme.

Historique de cette plante ?

La cameline est une plante originaire d’Asie et d’Europe du Nord. Aussi connue sous le nom de « lin bâtard » ou de « sésame d’Allemagne ». Si elle était déjà utilisée par les Grecs et les Romains, elle est ensuite presque tombée dans l’oubli jusqu’au XIXe siècle. Désormais, elle est cultivée en Europe, essentiellement pour produire de l’huile ou plus récemment, en carburant pour l'aviation mais les surfaces restent faible malgré les nombreux atouts qu'elle présente !

Nous transformons nos graines à la ferme en première pression à froid, ce qui veut dire qu’il n’y a aucun traitement thermique ou chimique pour extraire notre huile, on laisse le temps au temps pour garantir un produit de qualité !

Ceci afin de garantir toutes les propriétés organoleptiques et nutritionnelles de nos huiles. Celles ci décantent naturellement durant 1 mois environ et sont filtrées à l'embouteillage pour garantir une huile limpide et pleine de goût.

Pourquoi ce choix ?

Par soucis de qualité !

Si nous voulions plus de rendement nous aurions pu choisir un procédé de transformation industriel : chauffe des graines avec une première pression (ce qui a pour impact de dénaturer les molécules les plus fragiles comme les acides gras polyinsaturés : les oméga 3) et une extraction à l’hexane avec une seconde pression (un produit chimique qui permet d’extraire plus d’huile).

Ce procédé nécessite un raffinage pour devenir propre à la consommation humaine, cela élimine (en partie seulement) les produits chimiques mais aussi les nutriments, principes actifs… mais surtout le goût de l’huile ! C’est pour cela que les huiles industrielles ont un goût fade.

En contrepartie le raffinage rend l’huile plus résistante aux hautes températures, leurs utilisation en cuisson même à haute température est donc possible. Ce n’est pas le cas des huiles de première pression à froid. Nous sommes partisans du goût, de la qualité et de la santé humaine c’est pour cela que nos huiles sont toujours issues d’une première pression à froid.

Apprenez en plus dans cette vidéo ! 


L'huilerie

Adresse

9 rue Norbert Bacquet

62390 Beauvoir-Wavans

Contact

06.51.71.34.61
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